1.
Le dimanche 20 septembre 2009, 19:03 par telecoms
« Face au « mal-être » chez France Telecom », « le blog telecoms » recueille
le sentiment du secteur privé des telecoms sur http://telecoms.zeblog.com »
Lyon, le 21 septembre 2009 – les professionnels du secteur privé des
telecoms vont pouvoir exprimer librement leur sentiment et leurs attentes dans
un secteur en pleine mutation...,
2.
Le lundi 28 septembre 2009, 20:17 par christophe
y pas de commentaire encore 1 suicide 28/09/09 quand je pense que le pdg en
a rien à branler ! on dit qu'il y a un mal être chez france telecom mais rien y
fait ça continue et lui n'a pas de remords il trouve 5 minutes pour faire
croire qu'il n'y est pour rien en ce montrant à la télé !
pauve con !!!!! la crise a fait du bien dans certaine entreprise en virant les
personnes qu'on voulaient plus et que ce con de pdg continue à toucher un
salaire exorbitant !!!!!!
Il n'y a que les chiffres qui comptes et le reste n'a aucune importance pour
le capitaliste. Un humain et si vite remplacer licenciée alors un suicide d'un
employer quel différence dans cette indifférence.
Nul ne doit ignorer la détresse de ceux qui vont jusqu'à se supprimer, pas
davantage d'ailleurs que l'épreuve que cela représente pour leurs familles,
mais l'instrumentalisation de ces drames, avant tout humains, est plus
qu'indécente.
Si bien des progrès sociaux restent faire, ceux qui s'en emparent pour en faire
des arguments de leur lutte feraient bien d'y réfléchir. Ceux qu'ils bernent,
autant qu'ils abusent la mémoire des victimes - que ce soit pour attiser une
haine de classe dépassée ou satisfaire la curiosité d'une audience jamais repue
- connaîtront un jour une vérité qui ne fait injure à personne en démontrant
que les suicides ne sont pas plus nombreux parmi les salariés de France Télécom
qu'ailleurs. Il s'agit hélas d'un phénomène qui touche l'ensemble de la
société, sans distinction d'employeurs ni de conditions de travail. Des
chiffres existent et ceux qui désirent sincèrement donner son sens réel au
drame peuvent facilement en prendre connaissance, dans de nombreuses études,
notamment sur le Net. Ils pourront ainsi ramener à de justes proportions une
situation dont rien ne peut justifier qu'elle donne lieu à des interprétations
hâtives et indignes.
6.
Le samedi 23 octobre 2010, 12:44 par Depechemode44
Je trouve assez inapproprié, d'éditer des livres, de faire des articles, des reportages dans lesquels on nous décrit les méthodes utilisées pour écœurer les gens, l'inévitable ouverture à la concurrence du secteur, les réorganisations intempestives, les pressions ... si tout cela est instructif et véridique, il n’en demeure pas moins que le problème de fond n’est jamais abordé. En focalisant exclusivement sur l'aspect spectaculaire des évènements sans chercher à en connaitre les véritables causes, on occulte les sujets qui dérangent ce qui revient presque à mentir par omission.
Le malaise actuel et spécifique à France Télécom s’explique en remontant à la source, c'est-à-dire à l’époque de la réforme des PTT entamée en 1990. On ne saurait expliquer sommairement les faits récents en excluant du débat, l’aspect historique et notamment, la modification statutaire du personnel et le choix crucial que les gens ont eu à cette occasion, pour décider à titre individuel de cautionner ou non ce changement et partant la gestion de type privée, corollaire à la privatisation qui allait suivre. En effet, la réforme qui a scindé l’ex administration bicéphale des PTT en deux établissements distincts a accordé un droit d’option aux agents. Dans ce cadre, il a été créé un statut sur mesure propre au personnel de France Télécom et de La Poste; un statut hybride empreint de droit privé et de droit public, présenté alors comme un parfait compromis pour faire face aux défis du futur.
A ce jour, plutôt que de relever de la convention collective relative à leur secteur d’activité, ces personnels sont encore majoritairement structurés et organisés par rapport à des corps propres à leur entreprise, si bien qu’on les appelle les « fonctionnaires de France Télécom » et symétriquement les « fonctionnaires de La Poste », mais dans les faits, ce statut bâtard et amplement dérogatoire qui ne confère en réalité ni les avantages du droit public ni les avantages du droit privé, a à peu près la même signification que de parler de «fonctionnaire de DARTY» ou de «fonctionnaires de CARREFOUR»; néanmoins cette modification statutaire majeure a été acceptée par l’immense majorité en échange d’un gain financier.
Bon il faut dire aussi, qu’au lieu de présenter les choses clairement, on a pris soin de les tromper et de les désinformer sur la réalité du choix à effectuer (au moyen d'une mystification faite autour du terme usuel "fonctionnaire"), de manière à ce qu’ils se "déshabillent " eux mêmes en toute quiétude et sans même s'en rendre compte. Par ailleurs, on oublie de dire, qu'en parallèle tout a été mis en œuvre pour faire taire l’ultra minorité des fonctionnaires des PTT un peu trop clairvoyants, lesquels, fermement attachés à leur statut initial, ont toujours refusé le dépouillement statutaire, et que ceux là en revanche, sont totalement exclus de l’actualité médiatique alors qu’ils ont subi les mêmes pressions pour les contraindre à infléchir leur choix légitime et qu’en outre, pour eux, la persécution a commencé dès la transformation de FT en société anonyme, soit depuis 1997.
Le subtil montage juridique réalisé à travers la réforme de l’ex administration des PTT n'avait d'autre but que de "préparer le terrain" tout en garantissant une relative paix sociale dans l'entreprise. Sous l'effet d’une propagande intensive vantant un cadre juridique inédit, censé concilier le meilleur des deux mondes public et privé, en offrant à la fois garantie de l’emploi et rémunérations attractives, la quasi-totalité est ainsi rentrée dans un univers ultra concurrentiel avec une relative sérénité. Ils étaient (et sont encore) nombreux à être persuadés de perdurer « fonctionnaires », alors qu’en réalité ils sont tous salariés de droit privé depuis belle lurette (mais personne n’ose leur dire), leur statut atypique de "fonctionnaire propre à l'entreprise" est comparable à une coquille vide...
Alors évidemment le jour où la réalité économique l'emporte sur la volonté de maintenir un "écran de fumée" en interne pour rassurer des crédules et /ou des incultes, et quand il faut tailler dans le "gras des effectifs" pour assurer la pérennité de la société désormais privatisée, alors que la plupart se croient encore protégés par un statut bidon, il y a comme une incompréhension et un profond malaise qui s'installent chez le personnel avec les conséquences que l'on connaît aujourd'hui ...
Le dilemme à gérer pour cette entreprise privée, très concurrencée, soumise à la logique boursière, dont la période de prospérité est finie, et qui en plus a hérité de sureffectifs en raison de son passé d'ex administration (une époque où les priorités n'étaient pas du tout les mêmes), c'est précisément de réduire sa masse salariale importante sans pour autant procéder à des plans sociaux, car dans ce dernier cas, cela obligerait à avouer à ces soi-disant " fonctionnaires " qui ils sont vraiment, et du coup cela risquerait de mettre le feu aux poudres, car cela reviendrait à dire que les politiques et les syndicats collabos, vecteurs de la réforme, n’ont fait que leur mentir depuis 20 ans !...
C’est l’Etat qui est derrière tout ça, qui donne le tempo, qui a laissé faire (car il y avait son propre intérêt), et qui feint de s’émouvoir d’une situation dramatique qu’il a lui-même créé car il est l’instigateur de cet imbroglio ingérable. Ce même Etat a beau jeu aujourd’hui de se dédouaner sur France Télécom , de focaliser sur une période récente, et de montrer du doigt la gestion d’un seul homme (Lombard), alors qu’en réalité tout ce gâchis humain est la conséquence d’un dol, de désinformations, d’un déni de droit et d’un consensus politique qui durent depuis 20 ans.
Dans ce contexte tortueux, hautement explosif (et sensible politiquement), et sans pour autant se faire l’avocat du diable, il faut reconnaître que l'entreprise tiraillée entre ses actionnaires et l’Etat qui la bride, n'avait pas véritablement d'autre alternative pour réduire ses effectifs, que de recourir au harcèlement systématique et collectif afin d’obtenir un maximum de démissions... ou de suicides ...
Il est regrettable que nos journalistes fassent l’impasse sur cet aspect essentiel de la réforme des PTT et du choix statutaire (certes déguisé) conféré jadis aux agents, élément indispensable pour bien comprendre la situation complexe de France Télécom et l’option retenue afin de concilier cette double contrainte : réduction des effectifs et prétendue impossibilité (fausse en réalité) de procéder à des licenciements économiques, parce qu’il fallait en même temps entretenir l’illusion d’un statut préservé et d’une garantie de l’emploi consécutive. Voilà la face cachée de l’iceberg…
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« Face au « mal-être » chez France Telecom », « le blog telecoms » recueille le sentiment du secteur privé des telecoms sur http://telecoms.zeblog.com »
Lyon, le 21 septembre 2009 – les professionnels du secteur privé des telecoms vont pouvoir exprimer librement leur sentiment et leurs attentes dans un secteur en pleine mutation...,
la suite sur http://telecoms.zeblog.com/418228-c...
y pas de commentaire encore 1 suicide 28/09/09 quand je pense que le pdg en a rien à branler ! on dit qu'il y a un mal être chez france telecom mais rien y fait ça continue et lui n'a pas de remords il trouve 5 minutes pour faire croire qu'il n'y est pour rien en ce montrant à la télé !
pauve con !!!!! la crise a fait du bien dans certaine entreprise en virant les personnes qu'on voulaient plus et que ce con de pdg continue à toucher un salaire exorbitant !!!!!!
Il n'y a que les chiffres qui comptes et le reste n'a aucune importance pour le capitaliste. Un humain et si vite remplacer licenciée alors un suicide d'un employer quel différence dans cette indifférence.
Nul ne doit ignorer la détresse de ceux qui vont jusqu'à se supprimer, pas davantage d'ailleurs que l'épreuve que cela représente pour leurs familles, mais l'instrumentalisation de ces drames, avant tout humains, est plus qu'indécente.
Si bien des progrès sociaux restent faire, ceux qui s'en emparent pour en faire des arguments de leur lutte feraient bien d'y réfléchir. Ceux qu'ils bernent, autant qu'ils abusent la mémoire des victimes - que ce soit pour attiser une haine de classe dépassée ou satisfaire la curiosité d'une audience jamais repue - connaîtront un jour une vérité qui ne fait injure à personne en démontrant que les suicides ne sont pas plus nombreux parmi les salariés de France Télécom qu'ailleurs. Il s'agit hélas d'un phénomène qui touche l'ensemble de la société, sans distinction d'employeurs ni de conditions de travail. Des chiffres existent et ceux qui désirent sincèrement donner son sens réel au drame peuvent facilement en prendre connaissance, dans de nombreuses études, notamment sur le Net. Ils pourront ainsi ramener à de justes proportions une situation dont rien ne peut justifier qu'elle donne lieu à des interprétations hâtives et indignes.
Bonsoir,
moins drole, dans un autre genre, a voir
http://www.dailymotion.com/video/xd...
Je trouve assez inapproprié, d'éditer des livres, de faire des articles, des reportages dans lesquels on nous décrit les méthodes utilisées pour écœurer les gens, l'inévitable ouverture à la concurrence du secteur, les réorganisations intempestives, les pressions ... si tout cela est instructif et véridique, il n’en demeure pas moins que le problème de fond n’est jamais abordé. En focalisant exclusivement sur l'aspect spectaculaire des évènements sans chercher à en connaitre les véritables causes, on occulte les sujets qui dérangent ce qui revient presque à mentir par omission.
Le malaise actuel et spécifique à France Télécom s’explique en remontant à la source, c'est-à-dire à l’époque de la réforme des PTT entamée en 1990. On ne saurait expliquer sommairement les faits récents en excluant du débat, l’aspect historique et notamment, la modification statutaire du personnel et le choix crucial que les gens ont eu à cette occasion, pour décider à titre individuel de cautionner ou non ce changement et partant la gestion de type privée, corollaire à la privatisation qui allait suivre. En effet, la réforme qui a scindé l’ex administration bicéphale des PTT en deux établissements distincts a accordé un droit d’option aux agents. Dans ce cadre, il a été créé un statut sur mesure propre au personnel de France Télécom et de La Poste; un statut hybride empreint de droit privé et de droit public, présenté alors comme un parfait compromis pour faire face aux défis du futur.
A ce jour, plutôt que de relever de la convention collective relative à leur secteur d’activité, ces personnels sont encore majoritairement structurés et organisés par rapport à des corps propres à leur entreprise, si bien qu’on les appelle les « fonctionnaires de France Télécom » et symétriquement les « fonctionnaires de La Poste », mais dans les faits, ce statut bâtard et amplement dérogatoire qui ne confère en réalité ni les avantages du droit public ni les avantages du droit privé, a à peu près la même signification que de parler de «fonctionnaire de DARTY» ou de «fonctionnaires de CARREFOUR»; néanmoins cette modification statutaire majeure a été acceptée par l’immense majorité en échange d’un gain financier.
Bon il faut dire aussi, qu’au lieu de présenter les choses clairement, on a pris soin de les tromper et de les désinformer sur la réalité du choix à effectuer (au moyen d'une mystification faite autour du terme usuel "fonctionnaire"), de manière à ce qu’ils se "déshabillent " eux mêmes en toute quiétude et sans même s'en rendre compte. Par ailleurs, on oublie de dire, qu'en parallèle tout a été mis en œuvre pour faire taire l’ultra minorité des fonctionnaires des PTT un peu trop clairvoyants, lesquels, fermement attachés à leur statut initial, ont toujours refusé le dépouillement statutaire, et que ceux là en revanche, sont totalement exclus de l’actualité médiatique alors qu’ils ont subi les mêmes pressions pour les contraindre à infléchir leur choix légitime et qu’en outre, pour eux, la persécution a commencé dès la transformation de FT en société anonyme, soit depuis 1997.
Le subtil montage juridique réalisé à travers la réforme de l’ex administration des PTT n'avait d'autre but que de "préparer le terrain" tout en garantissant une relative paix sociale dans l'entreprise. Sous l'effet d’une propagande intensive vantant un cadre juridique inédit, censé concilier le meilleur des deux mondes public et privé, en offrant à la fois garantie de l’emploi et rémunérations attractives, la quasi-totalité est ainsi rentrée dans un univers ultra concurrentiel avec une relative sérénité. Ils étaient (et sont encore) nombreux à être persuadés de perdurer « fonctionnaires », alors qu’en réalité ils sont tous salariés de droit privé depuis belle lurette (mais personne n’ose leur dire), leur statut atypique de "fonctionnaire propre à l'entreprise" est comparable à une coquille vide...
Alors évidemment le jour où la réalité économique l'emporte sur la volonté de maintenir un "écran de fumée" en interne pour rassurer des crédules et /ou des incultes, et quand il faut tailler dans le "gras des effectifs" pour assurer la pérennité de la société désormais privatisée, alors que la plupart se croient encore protégés par un statut bidon, il y a comme une incompréhension et un profond malaise qui s'installent chez le personnel avec les conséquences que l'on connaît aujourd'hui ...
Le dilemme à gérer pour cette entreprise privée, très concurrencée, soumise à la logique boursière, dont la période de prospérité est finie, et qui en plus a hérité de sureffectifs en raison de son passé d'ex administration (une époque où les priorités n'étaient pas du tout les mêmes), c'est précisément de réduire sa masse salariale importante sans pour autant procéder à des plans sociaux, car dans ce dernier cas, cela obligerait à avouer à ces soi-disant " fonctionnaires " qui ils sont vraiment, et du coup cela risquerait de mettre le feu aux poudres, car cela reviendrait à dire que les politiques et les syndicats collabos, vecteurs de la réforme, n’ont fait que leur mentir depuis 20 ans !...
C’est l’Etat qui est derrière tout ça, qui donne le tempo, qui a laissé faire (car il y avait son propre intérêt), et qui feint de s’émouvoir d’une situation dramatique qu’il a lui-même créé car il est l’instigateur de cet imbroglio ingérable. Ce même Etat a beau jeu aujourd’hui de se dédouaner sur France Télécom , de focaliser sur une période récente, et de montrer du doigt la gestion d’un seul homme (Lombard), alors qu’en réalité tout ce gâchis humain est la conséquence d’un dol, de désinformations, d’un déni de droit et d’un consensus politique qui durent depuis 20 ans.
Dans ce contexte tortueux, hautement explosif (et sensible politiquement), et sans pour autant se faire l’avocat du diable, il faut reconnaître que l'entreprise tiraillée entre ses actionnaires et l’Etat qui la bride, n'avait pas véritablement d'autre alternative pour réduire ses effectifs, que de recourir au harcèlement systématique et collectif afin d’obtenir un maximum de démissions... ou de suicides ...
Il est regrettable que nos journalistes fassent l’impasse sur cet aspect essentiel de la réforme des PTT et du choix statutaire (certes déguisé) conféré jadis aux agents, élément indispensable pour bien comprendre la situation complexe de France Télécom et l’option retenue afin de concilier cette double contrainte : réduction des effectifs et prétendue impossibilité (fausse en réalité) de procéder à des licenciements économiques, parce qu’il fallait en même temps entretenir l’illusion d’un statut préservé et d’une garantie de l’emploi consécutive. Voilà la face cachée de l’iceberg…
ouch,
quel long post !
merci pour ces infos, que je connaissais, mais que je n'avais pas reliée à la situation actuelle.