C'est assez étrange de lire l'annonce de la fermeture de Google Reader, surtout quand on sait que Google gagne une très grande partie de ses revenues grâce à la publicité au travers de ses plateformes Adsense et Adwords. Le message véhiculé par Google est assez contradictoire, la publicité sur le Web est-elle vraiment morte ?
Quand on sait cela, deux questions se posent donc :

  • Pourquoi Google n'a pas décidé depuis ces dernières années d'inclure des pavés de publicité dans son service pour permettre une meilleur rentabilité ?
  • Pourquoi n'a t-il pas décidé d'afficher des articles sponsorisés au milieu des articles agrégés ?

Google serait-il finalement contre la publicité comme solution de rentabilité pour un service ?

Je pense que la stratégie de Google est plus une stratégie qui vise à faire grossir la communauté d'utilisateurs de Google+ plutôt qu'une stratégie basée sur la rentabilité économique de Google Reader.
Alors pourquoi annoncer cela plusieurs mois à l'avance et pourquoi ne pas proposer une migration transparente vers un service d’agrégation de contenu sur Google + ? Ou alors proposer un cercle "Google Reader" sur Google+ listant toutes les personnes que l'on suit dans Google Reader ? S'agit-il de conviction de la part de Google concernant l'avenir du RSS ?

L'annonce de Google est juste dérangeante, elle met l'utilisateur dans l'embarras sans vraiment lui proposer de réelle solution de remplacement.

J'espère que l’agrégateur RSS de Digg proposera un pavé de publicité Adsense l'histoire de rire. En tout cas, cela montre bel et bien que Google est à la recherche de pépites qui rapportent beaucoup d'argent plutôt que dans la maintenance d'outils qui n'en rapportent pas assez. C'est la dure loi du "mass market" : trouver des services pour tout le monde et qui rapportent beaucoup d'argent, pas évidant ...

Ce qui est certain, c'est que les flux RSS ne se sont pas assez démocratisés au cours des 8 dernières années pour inciter Google à maintenir son outil en ligne .... C'est bien dommage. Pourtant, ni Facebook, ni Twitter et ni Google+ ne m'arrêteront d'utiliser un agrégateur de flux.