La voiture connectée n'est plus un rêve, la majorité des voitures commercialisées sont désormais connectées et administrables à distance au travers d'API REST.

La norme eCall imposée par l'Europe a accéléré l'intégration d'une connectivité à l'Internet mobile sur l'ensemble des nouveaux véhicules commercialisés.

Cette connectivité est aujourd'hui entre autres utilisée par les constructeurs de véhicules pour connecter leurs véhicules à Internet afin d'offrir de nouveaux services. Nombreux sont les constructeurs de véhicules proposant un catalogue d'API disponible depuis Internet aujourd'hui :

Cependant, chaque constructeur dispose de ses propre API et de son propre format de communication.

Pour pallier à cet écosystème de plus en plus riche et complexe, des startups se sont lancées dans l'abstraction d'API pour offrir une API unique multiconstructeurs afin de simplifier l'intégration de cet écosystème pour des développeurs d'applications. C'est par exemple le cas de la startup américaine SmartCar ou bien de la startup française Drust qui offrent une gamme d'API multiconstructeurs.

Pour les véhicules plus anciens (1996-2015), il est généralement possible de transformer votre véhicule en véhicule connecté au travers d'un module ODB2 qui permet d'offrir un pont de communication entre le bus interne à votre véhicule et Internet.

Plusieurs startups surfent sur le créneau des connecteurs ODB2 depuis plusieurs années, la startup française la plus connue étant XEE :

Les API mises en oeuvre par ces constructeurs de véhicules offrent une grande opportunité de vendre des services innovants avec un coût récurent pour leurs utilisateurs : gardiennage, géolocalisation, stationnement à distance (exemple dans la vidéo ci-dessous) ...

Mais aussi pour vendre des services de partenaires : assurance, location de véhicules, covoiturage ....

Ce nouvel écosystème devrait voir plusieurs grands chantiers d'innovation d'ici les prochaines années :

  • La définition des protocoles de communication entre les voitures et la SmartCity.
  • La transformation du véhicule connecté en véhicule intelligent avec probablement une partie de l'intelligence qui sera en partie localisée sur Internet grâce à la 5G.
  • L'intercommunication en mode mesh network entre les voitures pour le partage d'informations temps réel, via notamment l'utilisation de l'UWB.
  • La construction de magasins d'applications multiconstructeurs.

Bref, le seul point de vigilance à tout cela concerne bien sûr la sécurité autour des données recueillies et de la sécurité physique des véhicules.